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Denis Lafontaine




Présentation

Denis Lafontaine est né à Langres en 1948.
Il s’intéresse et se forme à la photographie depuis 1978.

En ’85 il propose sa première exposition sur les « Murales » de Orgosolo : fresques de ce village de Sardaigne, lieu du « banditisme ».

Par la suite, il s’est beaucoup intéressé au portrait des gens dans leur environnement.
Il a d’abord photographié les gens de son village de résidence, Saint Romain au mont d’or, dans le Rhône. Ce travail a donné lieu à la constitution d’un véritable archive riche de 20 ans d’images photographiques. Une exposition de ces portraits a suscité beaucoup d’intérêt et d’émotion. Il a effectué le même travail dans un village de l’Ardèche, lieu de résidence pour les vacances. Ce recueil de portraits, fruit de ses liens avec les gens de ces deux villages, leurs demandes de photos à l’occasion d’un deuil ou d’autres événements importants de leur vie, a fait naître l’idée de créer des « Albums de village », un peu comme on se constitue des albums de famille, et de les éditer. Un troisième album de village a été édité à Couzon au mont d’or, suite au travail fait par un groupe d’habitants formés à la photographie et guidé par lui.

La formation à la photographie fait partie intégrante de son activité.

Par ailleurs Denis Lafontaine est éducateur de rue et a travaillé dans des services de Prévention Spécialisée au sein des quartiers difficiles.
Dans ce contexte il a réalisé une exposition sur ce métier particulier pour mettre en évidence la complexité de cette pratique qui tente de venir en aide à des jeunes en voie de marginalisation et d’exclusion. Il a également utilisé la photographie comme outil éducatif : deux expositions sont nées du travail réalisé par les jeunes eux-mêmes invités à porter leur regard photographique de citoyens sur leurs quartiers. Une exposition réalisée par des jeunes de Rouen, en lien avec un service de Prévention, a obtenu le prix du jury de l’Académie des banlieues, en juillet 2013.

Dans le même sens, il a beaucoup travaillé avec les écoles pour la réalisations de travaux photographiques spécifiques en lien avec les enseignants, les élèves et les parents.

Au fil du temps son identité de photographe s’est précisée : c’est bien à la photographie humaniste et sociale qu’il appartient. Ses modèles sont Doisneau, Cartier-Bresson, Depardon avec, en complémentarité, une composante militante : utiliser la photographie comme occasion de rencontre, de révélations de l’humanité profonde, unique et universelle des personnes qu’il photographie.

Sur le plan technique, il a d’abord utilisé l’argentique pour ensuite se convertir au numérique, une fois persuadé que cette méthode ne volait rien à la qualité de l’image photographique et que, au contraire, elle permettait de l’augmenter tout en la facilitant et en la simplifiant. De même ses expositions sont maintenant souvent présentées sur des toiles plutôt que sur papier : cette méthode permet une présentation originale, facilite l’itinérance, rend possible des installations dans la rue.

Oui, entre temps, Denis Lafontaine a ajouté à son identité de photographe, celle d’itinérant. C’est la rencontre avec l’œuvre d’une photographe itinérante italienne du siècle dernier, Leonilda Prato, qui lui a permis d’affirmer cette dimension avec la création d’un studio de photographe itinérant. Avec ce studio, lors d’événements particuliers festifs et culturels, il invite les gens à se laisser photographier devant un drap tendu comme décor.
Encore une manière d’utiliser la photographie pour tisser des liens, pour révéler la richesse et l’humanité des gens.


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