Cette dystopie n’est pas le seul monde possible. Un autre peut être envisagé, dans lequel l’homme et la machine découvrent des complémentarités nouvelles, où le professionnel de santé affine son diagnostic et le suivi de ses malades sans renoncer à son rôle, où les enseignants peuvent à la fin de chaque cours réaliser un petit test rapide pour repérer ceux de leurs élèves qui décrochent, au lieu d’attendre les exams de fin d’année pour découvrir que c’est l’amphi qui a décroché... Cet autre chemin dessine un monde où les professions aujourd’hui en tension (dans les hôpitaux, écoles, Ephad…) utilisent les nouvelles technologies pour améliorer la qualité de leur prestation, sans renoncer à ce qui fait leur cœur de métier : offrir aux humains des services humains. C’est ce monde qu’il faut produire, en sachant qu’il ne viendra pas seul, qu’il faut donner aux hôpitaux et aux écoles, aux élèves et étudiants, les moyens de le faire advenir.