Blog des intervenants des Jéco

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vendredi 4 novembre 2016

La COP 21, 1 an après ?

Par Lucas Bretschger, President of the European Association of Environmental and Resource Economists (EAERE)

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L'accord de Paris sur le changement climatique constitue une étape importante dans la politique internationale. Toutefois, en se basant sur des contributions volontaires et dans le respect de «circonstances nationales», l’accord ne garantit pas des politiques nationales efficaces et équitables. L’efficacité est obtenue par un prix du carbone unifié, cependant en politique les questions d’équité prédominent. Ainsi, le partage des coûts de la politique climatique devrait être fondé sur des principes généraux d'équité.

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jeudi 3 novembre 2016

Hackerspace, fab lab, espace de co-working : bricoler un nouveau monde ?

Par David Vallat, Université Lyon 1 - Triangle (UMR 5206 – ENS de Lyon)

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Dans la lignée du mouvement des makers (« ceux qui font ») des fabrication laboratories (fab labs) ont vu le jour aux Etats-Unis, à la fin des années 1990, inspirés par le cours du professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Neil Gershenfeld : How to make (almost) anything. Quatre vingt dix neuf fab labs sont répertoriés en France (ce qui place notre pays au premier rang mondial !).

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Sanctions économiques internationales : le retour

Par Michel Fouquin, Conseiller au CEPII

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A l’époque de la montée des populismes dans les démocraties occidentales, du terrorisme proche-oriental, et des relents de nouvelle guerre froide entre la Russie et l’Occident, l’usage des sanctions économiques connait un regain d’actualité et d’attention.
A dire vrai les sanctions économiques pour faire plier ou simplement affaiblir un adversaire ont une très longue histoire; que l’on se souvienne seulement des relations franco anglaises : de la guerre de cent ans à Waterloo elles ont été presque constamment prohibées et, dès qu’elles ont été levées, elles sont devenues les plus intenses du monde du XIXème siècle.

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Corée du Nord : L’impossible dénucléarisation

Par Marianne Péron-Doise, Senior Chercheur à l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire, Paris

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Des années 1990 à 2016, la Corée du Nord a développé un programme d’armes de destruction massive, balistique et nucléaire, que ni les offres de négociations multilatérales sous l’égide des États-Unis ou de la Chine, ni les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies n’ont su endiguer. Cette note de recherche revient sur les conditions politiques et techniques dans lesquelles s’est inscrite cette démarche d’acquisition nord-coréenne. Elle met en relief la constance du régime, l’investissement consenti mais également le coût diplomatique du programme avec l’isolement grandissant du pays. Elle souligne également la mutation idéologique du régime puisque le nucléaire est passé d’outil de négociation à celui d’une arme de dissuasion, jusqu’à devenir l’unique source de légitimité du pouvoir. C’est dire qu’il a acquis une dimension stratégique et politique difficilement négociable et laisse peu d’espace à l’ouverture d’un dialogue avec la communauté internationale.
C’est dans ce contexte que le cinquième essai nucléaire nord-coréen du 9 septembre 2016 suscite un débat de fond, porteur de nouvelles tensions régionales, où dominent les interrogations suivantes : faut-il prendre au sérieux la menace nucléaire brandie par Kim Jong-un ? Si oui, les sanctions restent-elles l’outil le plus efficace pour la contenir ? Enfin, la garantie de sécurité américaine fonctionne-t-elle toujours ?

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mercredi 2 novembre 2016

L’embargo étatsunien contre Cuba : bilan et perspectives

Par Jérome Leleu, Doctorant en Sciences Economiques à l'EHESS (TSD)

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Le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, annoncé le 17 décembre 2014 simultanément par Raúl Castro et Barack Obama est un évènement historique qui pourrait mettre fin à un des derniers antagonismes issu de la guerre froide. L’embargo étatsunien contre Cuba, décrété en 1962, a été, et est toujours, un des moyens utilisés par les différentes administrations des États-Unis pour renverser le régime issu de la Révolution cubaine de 1959. Les sanctions économiques des États-Unis n’ont pas atteint leur objectif, et le rapprochement entre les deux pays pourrait sceller leur sort.

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Repenser les politiques d’innovation en France

Par David Encaoua, Professeur émérite à l'université de Paris1 Panthéon-Sorbonne(Centre d’Economie de la Sorbonne)

Par David Encaoua Professeur émérite à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Centre d’Economie de la Sorbonne).

L’objectif principal de ce travail est de comprendre pourquoi les politiques publiques en faveur de la recherche et de l’innovation en France n’ont pas produit, ou du moins pas encore, des résultats à la mesure des moyens investis.

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mardi 1 novembre 2016

Peut-être n’avons-nous plus de théorie de l’inflation, que ce soit à court terme ou à long terme . Que doivent faire alors les Banques centrales ?

Par Patrick Artus, Chef économiste, Membre du comité exécutif de Natixis

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La théorie habituelle de l’inflation à court terme est la courbe de Phillips à court terme : si la demande de biens et services progresse et si le chômage recule, les salaires augmentent plus vite et l’inflation est plus forte. Il n’est pas du tout certain que cette théorie soit encore pertinente, avec la disparition du lien entre chômage et croissance des salaires dû à la flexibilité accrue des marchés du travail et au recul du pouvoir de négociation des salariés (nous utilisons les exemples des Etats-Unis, de la zone euro et du Japon).

La théorie habituelle de l’inflation à long terme est la théorie monétaire (courbe de Phillips verticale à long terme) : l’inflation à long terme est déterminée par la croissance de l’offre de monnaie. Ce lien entre croissance de l’offre de monnaie et inflation a disparu empiriquement, sans doute parce que la demande de monnaie résulte aujourd’hui d’un comportement de choix de portefeuille et non d’un comportement de demande de monnaie de transaction.

Peut-être alors n’avons-nous plus de théorie conforme aux faits de la détermination de l’inflation, à court terme comme à long terme.

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Plateformisation de l'économie, l'âge des entreprises "phygitales", saisir les nouvelles opportunités de croissance et compétitivité

Par Laurent Fiard Co-Président Visiativ

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Sans doute le business Model le plus important du 21eme siècle, "l'entreprise plateforme". Google, Apple, Facebook et Amazon ( GAFA) valent autant que les 40 premières valeurs françaises cotées. Bienvenue dans l’économie des plateformes numériques (Uber, Blablacar, Airbnb, Netflix…). Les entreprises traditionnelles quelques soient leurs tailles doivent se transformer, le numérique doit être au cœur de la stratégie d'entreprise.

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lundi 31 octobre 2016

Faut-il se soucier des discriminations dans l’emploi public ?

Par Yannick L'Horty, Professeur d’économie à l’Université Paris-Est Marne-la-Vallée et TEPP-CNRS

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Nous répondons à cette question dans un rapport remis au Premier Ministre le 12 juillet sur « les discriminations dans l’accès à l’emploi public », en nous appuyant sur la combinaison de deux types de méthode qui n’avaient encore jamais été appliquées en France : l’exploitation systématique de bases de données de concours externes de la fonction publique d’Etat, d’une part, et la réalisation de tests de discrimination dans le domaine de l’accès à l’emploi public et dans celui de l’accès à l’information sur les opportunités d’emploi public, d’autre part. Nous présentons ici la synthèse de ce travail.

Ce billet a été intégré au site SES-ENS avec d'autres ressources sur le même thème

L’énigme de la monnaie internationale

Par Michel Aglietta (Professeur émérite d’économie, conseiller scientifique au CEPII et à France Stratégie)

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On croit savoir ce qu’est la monnaie internationale, mais on ne la rencontre jamais. On ne peut utiliser que des monnaies nationales dans les échanges internationaux. En effet, toute monnaie est investie d’une souveraineté. Au niveau national la monnaie est unifiée par la souveraineté déléguée à la banque centrale par le souverain politique. Cette délégation légitime la forme supérieure de liquidité dans cet espace. La seule exception est l’euro qui est institué par un traité international en tant que monnaie unique dans l’espace des pays qui l’ont approuvé. Ce statut est vraiment unique, puisque la Banque centrale Européenne est une puissance publique qui ne réfère à aucun souverain politique.

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