Blog des intervenants des Jéco

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dimanche 6 novembre 2016

Le Plan Juncker : dernière chance pour la croissance européenne ?

Par Marc-Olivier Strauss-Kahn, Directeur général, Études et International, Banque de France

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Ce Plan est surtout une belle opportunité, désormais doublée en durée (6 ans) et en montant (630 Mds €). Pour assurer une croissance durable et multiplier son impact en mobilisant l’épargne disponible, il faut l’accompagner de réformes structurelles, dans divers pays, et institutionnelles, au niveau de la zone euro, ce qui motivera au besoin les pays appropriés à le compléter par un soutien budgétaire national.

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Le monde est devenu différent

Par Patrick Artus, Chef économiste, Membre du comité exécutif de Natixis

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Nous nous demandons en quoi le Monde est devenu structurellement différent dans la période récente, et ce que sont les contraintes nouvelles induites pour les politiques économiques :
* le Monde devient de plus en plus une économie de services ; ceci réduit la croissance, le commerce mondial et concentre l’industrie dans un petit nombre de localisations, et accroît fortement la concurrence par les coûts, par les règlementations entre les pays ;

* avec le freinage des gains de productivité, et le vieillissement démographique la croissance devient structurellement faible dans beaucoup de pays (OCDE, Chine, Amérique Latine…) ; dans ces pays, la croissance faible pose la question du financement de la protection sociale ; le nombre de régions potentiellement moteurs de la croissance mondiale devient faible (Afrique, Asie du Sud) ;

* l’avantage de compétitivité-coût des émergents disparaît progressivement, ce qui conduit à l’arrêt de la segmentation des chaînes de valeur, à la « démondialisation », « déglobalisation », et fait apparaître une concurrence nouvelle plus forte entre les pays de l’OCDE ;

* les ajustements des balances des paiements et les mouvements de taux de change sont dominés par les flux internationaux de capitaux, et plus par les situations des balances courantes ; ceci accroît l’instabilité financière, le coût de l’absence de coordination des politiques monétaires, le coût des politiques monétaires ultra-expansionnistes ;

* la bipolarisation des marchés du travail entre emplois qualifiés à revenus élevés et emplois peu qualifiés, peu protégés et à revenus faibles se généralise et s’amplifie dans les pays de l’OCDE avec la migration de la classe moyenne vers les émergents, il en résulte l’ouverture des inégalités, la « disparition » et la frustration de la classe moyenne, une tension sociale et politique forte ;

* la modification de la nature du capitalisme, avec l’expansion d’une part des grandes entreprises des Nouvelles Technologies, qui n’ont pas de localisation géographique claire, d’autre part du capitalisme chinois qui s’internationalise ;

* la prise en compte rapide et assez brutale des objectifs climatiques, d’où une forte pression sociale pour réduire les émissions de CO2 et une orientation nouvelle des investissements dans l’énergie, et peut-être à terme un bouleversement des organisations énergétiques des sociétés, avec la mise au rebut d’un capital considérable.

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Comment taxer et dépenser localement au XXI ième siècle ?

Par Sylvie Charlot, Professeure Université Lumière Lyon 2, Laboratoire GATE – UMR CNRS 5824.

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Les collectivités locales des villes et de leur périphérie ont dû faire face, ces dernières décennies, à d’importantes évolutions tant dans leur organisation, que dans leurs compétences et leurs sources de financement. Même s’il est trop tôt pour faire le bilan des réformes fiscales et de la réorganisation des compétences, pour certaines inachevées, et du processus de coopération intercommunale, on peut en étayer les motivations, les enjeux et les risques, au regard de l’économie publique locale.

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Refonder les organisations du travail : un impératif pour la compétitivité et le bien-être des salariés

Par Émilie Bourdu, Chef de projet à La Fabrique de l’industrie

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L’innovation organisationnelle permet aux entreprises de réaliser des gains de productivité : le taylorisme, le fordisme ou le toyotisme en sont des exemples historiques. Aujourd’hui, il est parfois question de « libérer l’entreprise ». Or, selon une étude récente de La Fabrique de l’industrie, l’Aract Ile-de-France et Terra Nova (2016), c’est plutôt le travail qu’il faut libérer, en donnant aux collaborateurs les moyens de faire du bon travail dans de bonnes conditions. L’engagement et la santé de ces derniers en dépendent et la compétitivité de nos entreprises aussi. Voici quelques pistes pour passer à l’action.

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En dépit des aides publiques et de la PAC, l’élevage français perd pieds face à ses concurrents européens *

Par Pierre André Buigues, professeur à Toulouse Business School, Université de Toulouse, ancien Conseiller économique Commission Européenne

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En dépit des aides publiques importantes dont bénéficie la filière viande française, celle-ci perd pieds face aux autres pays européens de la PAC qui sont aussi pour la plupart sont dans l’euro. C’est le marché européen qui explique l’essentiel de la dégradation des positions françaises, pas la mondialisation, le coupable habituel. En 10 ans entre 2002 et 2012, la part de marché mondiale de la filière viande française est passée de 8% en 2002 à 5% en 2012, 3 points de moins alors que l’Allemagne gagnait des parts de marché. Sur une même période de 10 ans la France a vu sa part de marché dans l’aéronautique mondiale augmenter de 8 points. Quelle est l’ampleur de ce déclin ? Les principales raisons ? Et les perspectives de moyen terme pour l’élevage français ?

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samedi 5 novembre 2016

Y-a-t-il un coût social à la compétitivité allemande et quelles leçons pour la France ?

Par Olivier Bargain (IDEP, Université d’Aix-Marseille), Hilmar Schneider (IZA, Bonn), Alain Trannoy (IDEP, EHESS et Aix-Marseille School of Economics)

 

Olivier Bargain
Olivier Bargain

L’Allemagne a entrepris au cours des années 2000 des réformes importantes et en particulier de son marché du travail. Le regain de compétitivité de l’économie allemande suite à ces réformes et le rebond rapide après la crise de 2008-2009 sont frappants. En revanche, le bilan sur le plan de la pauvreté et des inégalités reste à faire. Cette table ronde posera donc le débat en ces termes : dans quelle mesure l’Allemagne a-t-elle sacrifié la solidarité et la redistribution sur l’autel de la compétitivité ? La société allemande est-elle devenue plus inégalitaire que la société française, alors qu’elle l’était plutôt moins auparavant ? Dans ces questions, quel a été le rôle des transformations du marché du travail et des réformes de l’emploi, des aides sociales et de la taxation?

 

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Regard statistique sur les enjeux de la réforme territoriale

Par Sylvie Marchand, Chef du département de l'Action régionale de l'Insee

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La réforme territoriale (RT) a pour ambition de conforter le rayonnement et la place internationale des régions françaises. Parmi les objectifs visés : permettre aux collectivités locales d'être toujours plus efficaces tout en générant des économies budgétaires. Le regroupement des régions ne s'est pourtant pas accompagné d'une disparition des départements. A l'échelon communal, le dispositif des communes nouvelles a fait passer leur nombre en dessous de 36000 et les structures intercommunales ont été renforcées. Avec la RT, sept régions métropolitaines sont plus vastes et plus peuplées, et les compétences des régions se sont accrues. Les régions métropolitaines comptent 4,9 millions d'habitants en moyenne, contre 2,9 millions avant la réforme. La fusion a mécaniquement réduit les écarts existants de croissance économique, de dynamique de la population ou de niveau de revenus. Néanmoins, les différences entre territoires, au sein des régions, restent fortes. Le chômage et les situations de pauvreté touchent plutôt les cœurs des grandes villes et les territoires très éloignés des pôles d'emploi. L'enjeu de la cohésion sociale et territoriale en est renforcé.

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Robotisation, numérique : quel est l’avenir du travail dans l’industrie ?

Par Louisa Toubal, Chef de projet La Fabrique de l'industrie

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L’impact de la robotisation sur l’emploi alimente de nombreux débats. Cette question est légitime mais elle ne doit pas donner lieu à des craintes exagérées. Surtout, elle tend à éclipser les réflexions autour de l’évolution de la nature du travail, tout aussi importantes. L’introduction de nouvelles technologies et la diffusion très large des outils numériques demandent, en effet, une réorganisation du travail, de nouvelles compétences, de nouveaux métiers et donc une élévation des qualifications. Il en découle de nouvelles attentes à l’égard du système de formation.

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Le renouveau nucléaire, aéronautique et spatial après la Seconde Guerre mondiale

Par Claude Carlier, Ancien professeur d'histoire contemporaine à la Sorbonne

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Comment la France a-t-elle pu, en vingt-cinq ans, sortant du désastre de la guerre, devenir la troisième puissance nucléaire et aérospatiale au monde ?

Trois révolutions stratégiques marquent le second conflit mondial.
- Le moteur à réaction qui affranchit des contraintes de l’hélice en permettant d’aller plus vite et plus haut.
- Le missile balistique qui affranchit des notions de temps, de distance, de lieu, de climat et ouvre les portes de l’espace.
- La bombe atomique dont la puissance instantanée en fait une arme absolue.

En 1945, la France n’est présente dans aucun de ces trois domaines.

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vendredi 4 novembre 2016

L’industrie racontée à mes ados … qui s’en fichent

Par Christel Bories, Dirigeante d’entreprise

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De l’internet des objets à l’impression 3D, en passant par l’intelligence artificielle et la transition énergétique, l’industrie du futur est en marche. Pourtant, les idées reçues persistent et nombreux sont ceux qui conservent de l’industrie une image dépassée, souvent proche de la caricature. Industrielle, citoyenne et mère, j’ai voulu démonter les clichés les plus répandus et témoigner, avec humour, sur la réalité de l’industrie d’aujourd’hui, sans en occulter les difficultés.

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Le Groupe SEB : pionnier en matière de réparabilité, à l’opposé de l’obsolescence programmée

Par Alain Pautrot, Vice président Satisfaction Consommateurs du Groupe Seb

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«Réparer plutôt que jeter» : tel est le leitmotiv qui guide la politique de réparabilité très innovante du Groupe SEB, leader mondial du petit équipement domestique et pionnier dans ce domaine. Parce que ce geste se révèle à la fois bénéfique pour le consommateur (intérêt économique) et pour l’environnement (réduction des ressources consommées et des déchets), il n’a pas attendu le vote de la loi contre l'obsolescence en 2015 pour œuvrer en faveur de l’allongement de la durée d’usage de ses produits. Après une phase de test effectuée sur 2 marques, le spécialiste français du petit électroménager a annoncé en septembre l’extension de sa politique de réparabilité à l’ensemble de ses marques et dans tous les pays : Seb®, Rowenta®, Moulinex®, Calor®, Krups® ou encore Tefal® (pour l’électroménager et les autocuiseurs).

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Existe-t-il-une créativité française spécifique ?

Par Pierre Bezbakh, Maître de Conférences en Sciences économiques à l’Université Paris Dauphine

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A toutes les époques de son Histoire, la France a été une terre de création dans tous les domaines de la vie sociale : celui des arts, de la littérature, de la pensée, de la politique, des sciences, des manifestations sportives, mais aussi celui de l’économie, en particulier depuis la 2eme révolution industrielle de la fin du XIXe siècle.

Sur ce dernier plan, les Français ont été pionniers ou ont participé à la découverte ou à la mise au point des « produits » qui bouleverseront le mode de vie des populations du monde entier et sur lesquels reposera l’industrialisation du XXe siècle : le téléphone, la photographie, le cinéma, la bicyclette, le pneumatique, l’automobile, l’aviation, la vaccination, la radio activité… Puis la France fit partie et fait toujours partie du groupe des pays les plus en pointe dans les domaines de l’aéronautique, de la production d’énergie nucléaire, des transports ferroviaires, des sciences physiques, de la médecine…

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La COP 21, 1 an après ?

Par Lucas Bretschger, President of the European Association of Environmental and Resource Economists (EAERE)

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L'accord de Paris sur le changement climatique constitue une étape importante dans la politique internationale. Toutefois, en se basant sur des contributions volontaires et dans le respect de «circonstances nationales», l’accord ne garantit pas des politiques nationales efficaces et équitables. L’efficacité est obtenue par un prix du carbone unifié, cependant en politique les questions d’équité prédominent. Ainsi, le partage des coûts de la politique climatique devrait être fondé sur des principes généraux d'équité.

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jeudi 3 novembre 2016

Hackerspace, fab lab, espace de co-working : bricoler un nouveau monde ?

Par David Vallat, Université Lyon 1 - Triangle (UMR 5206 – ENS de Lyon)

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Dans la lignée du mouvement des makers (« ceux qui font ») des fabrication laboratories (fab labs) ont vu le jour aux Etats-Unis, à la fin des années 1990, inspirés par le cours du professeur du Massachusetts Institute of Technology (MIT) Neil Gershenfeld : How to make (almost) anything. Quatre vingt dix neuf fab labs sont répertoriés en France (ce qui place notre pays au premier rang mondial !).

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Sanctions économiques internationales : le retour

Par Michel Fouquin, Conseiller au CEPII

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A l’époque de la montée des populismes dans les démocraties occidentales, du terrorisme proche-oriental, et des relents de nouvelle guerre froide entre la Russie et l’Occident, l’usage des sanctions économiques connait un regain d’actualité et d’attention.
A dire vrai les sanctions économiques pour faire plier ou simplement affaiblir un adversaire ont une très longue histoire; que l’on se souvienne seulement des relations franco anglaises : de la guerre de cent ans à Waterloo elles ont été presque constamment prohibées et, dès qu’elles ont été levées, elles sont devenues les plus intenses du monde du XIXème siècle.

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Corée du Nord : L’impossible dénucléarisation

Par Marianne Péron-Doise, Senior Chercheur à l’Institut de Recherche Stratégique de l’Ecole Militaire, Paris

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Des années 1990 à 2016, la Corée du Nord a développé un programme d’armes de destruction massive, balistique et nucléaire, que ni les offres de négociations multilatérales sous l’égide des États-Unis ou de la Chine, ni les sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies n’ont su endiguer. Cette note de recherche revient sur les conditions politiques et techniques dans lesquelles s’est inscrite cette démarche d’acquisition nord-coréenne. Elle met en relief la constance du régime, l’investissement consenti mais également le coût diplomatique du programme avec l’isolement grandissant du pays. Elle souligne également la mutation idéologique du régime puisque le nucléaire est passé d’outil de négociation à celui d’une arme de dissuasion, jusqu’à devenir l’unique source de légitimité du pouvoir. C’est dire qu’il a acquis une dimension stratégique et politique difficilement négociable et laisse peu d’espace à l’ouverture d’un dialogue avec la communauté internationale.
C’est dans ce contexte que le cinquième essai nucléaire nord-coréen du 9 septembre 2016 suscite un débat de fond, porteur de nouvelles tensions régionales, où dominent les interrogations suivantes : faut-il prendre au sérieux la menace nucléaire brandie par Kim Jong-un ? Si oui, les sanctions restent-elles l’outil le plus efficace pour la contenir ? Enfin, la garantie de sécurité américaine fonctionne-t-elle toujours ?

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mercredi 2 novembre 2016

L’embargo étatsunien contre Cuba : bilan et perspectives

Par Jérome Leleu, Doctorant en Sciences Economiques à l'EHESS (TSD)

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Le rétablissement des relations diplomatiques entre Cuba et les États-Unis, annoncé le 17 décembre 2014 simultanément par Raúl Castro et Barack Obama est un évènement historique qui pourrait mettre fin à un des derniers antagonismes issu de la guerre froide. L’embargo étatsunien contre Cuba, décrété en 1962, a été, et est toujours, un des moyens utilisés par les différentes administrations des États-Unis pour renverser le régime issu de la Révolution cubaine de 1959. Les sanctions économiques des États-Unis n’ont pas atteint leur objectif, et le rapprochement entre les deux pays pourrait sceller leur sort.

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Repenser les politiques d’innovation en France

Par David Encaoua, Professeur émérite à l'université de Paris1 Panthéon-Sorbonne(Centre d’Economie de la Sorbonne)

Par David Encaoua Professeur émérite à l'université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne (Centre d’Economie de la Sorbonne).

L’objectif principal de ce travail est de comprendre pourquoi les politiques publiques en faveur de la recherche et de l’innovation en France n’ont pas produit, ou du moins pas encore, des résultats à la mesure des moyens investis.

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mardi 1 novembre 2016

Peut-être n’avons-nous plus de théorie de l’inflation, que ce soit à court terme ou à long terme . Que doivent faire alors les Banques centrales ?

Par Patrick Artus, Chef économiste, Membre du comité exécutif de Natixis

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La théorie habituelle de l’inflation à court terme est la courbe de Phillips à court terme : si la demande de biens et services progresse et si le chômage recule, les salaires augmentent plus vite et l’inflation est plus forte. Il n’est pas du tout certain que cette théorie soit encore pertinente, avec la disparition du lien entre chômage et croissance des salaires dû à la flexibilité accrue des marchés du travail et au recul du pouvoir de négociation des salariés (nous utilisons les exemples des Etats-Unis, de la zone euro et du Japon).

La théorie habituelle de l’inflation à long terme est la théorie monétaire (courbe de Phillips verticale à long terme) : l’inflation à long terme est déterminée par la croissance de l’offre de monnaie. Ce lien entre croissance de l’offre de monnaie et inflation a disparu empiriquement, sans doute parce que la demande de monnaie résulte aujourd’hui d’un comportement de choix de portefeuille et non d’un comportement de demande de monnaie de transaction.

Peut-être alors n’avons-nous plus de théorie conforme aux faits de la détermination de l’inflation, à court terme comme à long terme.

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Plateformisation de l'économie, l'âge des entreprises "phygitales", saisir les nouvelles opportunités de croissance et compétitivité

Par Laurent Fiard Co-Président Visiativ

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Sans doute le business Model le plus important du 21eme siècle, "l'entreprise plateforme". Google, Apple, Facebook et Amazon ( GAFA) valent autant que les 40 premières valeurs françaises cotées. Bienvenue dans l’économie des plateformes numériques (Uber, Blablacar, Airbnb, Netflix…). Les entreprises traditionnelles quelques soient leurs tailles doivent se transformer, le numérique doit être au cœur de la stratégie d'entreprise.

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