Blog des intervenants des Jéco

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mardi 14 novembre 2017

Comment améliorer l’enseignement de l’économie ?

Alexandre Delaigue, Enseignant en économie à l’université de Lille

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Depuis une vingtaine d’années, à intervalles réguliers, ont lieu des mouvements d’humeur, pétitions, lettres ouvertes, d’étudiants en économie se plaignant du contenu de l’enseignement qu’ils reçoivent. Ce n’est pas spécifique à la France ; le mouvement est international, avec en particulier des versions britanniques et américaines. Cela ne date pas de la crise financière de 2007 mais d’avant. L’économie est la seule discipline suscitant ce genre de controverses. La répétition du mouvement vient de ce que les étudiants finissent par quitter l’université pour entrer dans la vie active, et être remplacés par d’autres qui redécouvrent les mêmes problèmes : ils ne sont jamais vraiment résolus. Quel est exactement le problème ? Peut-on le résoudre en changeant les programmes et les enseignements d’économie ?

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Les inégalités sur le marché du travail se créent dès la sortie de l’université

Anne Boring, Assistant Professor au département d’économie d’Erasmus University Rotterdam et chercheuse associée au LIEPP (Sciences Po)

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Le vendredi 3 novembre 2017 à 11h44, les femmes françaises ont été appelées à arrêter de travailler afin de marquer symboliquement le jour à partir duquel les femmes ne sont plus rémunérées, comparativement aux hommes. Le collectif féministe Les Glorieuses, qui a lancé cet appel, se base sur les chiffres des inégalités salariales d’Eurostat : les femmes, en France gagnent 15,7% de moins que les hommes.

Ces inégalités sont souvent en partie expliquées par les différences qui existent dans la répartition des tâches domestiques entre les femmes et les hommes, ainsi que par les interruptions de carrière causées par la maternité. Or, les inégalités professionnelles apparaissent dès l’entrée sur le marché du travail des jeunes diplômé•e•s, soit bien avant le moment où les contraintes de vie familiale viennent creuser les inégalités.

La Conférence des grandes écoles a déjà montré que les jeunes diplômées d’écoles de commerce s’en sortent moins bien à la sortie des études que les hommes. Bien loin d’être un problème spécifique aux écoles de commerce, ce constant peut être fait quel que soit le type d’études supérieures dans lequel s’engagent les femmes.

L’analyse de données mises à disposition par le Ministère de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, permet de bien montrer comment les inégalités salariales et de trajectoires de carrières commencent aussi dès la sortie de l’université. Plusieurs constats peuvent être faits.

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mercredi 8 novembre 2017

Les métamorphoses de la concurrence internationale

Flora Bellone, Université Côte d’Azur, GREDEG et OFCE Science Po

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La mondialisation a pris un tournant inédit depuis les années 1990 du fait de l’intensification massive du phénomène de fragmentation internationale des processus de production. Cette transformation est caractérisée par une croissance sans précédent des flux de commerce de biens intermédiaires, de pièces et composants, de services, et surtout par une réorientation massive de ces flux devenus majoritairement des flux Nord-Sud alors qu’ils étaient pour l’essentiel des flux Nord-Nord jusque dans les années 1980.

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mardi 7 novembre 2017

L’incidence des grandes infrastructures sur la croissance économique et l’aménagement du territoire et des villes.

Jean-Claude Prager , Directeur des études économiques de la Société du Grand Paris

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Les résultats les plus récents de l’économie géographique moderne montrent que les grandes infrastructures de transport ont un effet significatif sur l’aménagement des territoires et la création de richesses. Les projets d’infrastructures nouvelles entraînent des gains d’accessibilité et ont une influence sur l’attractivité des points nodaux des infrastructures de transport et donc de la demande immobilière autour des gares ou des nœuds routiers. La réalisation d’infrastructures contribue à la relocalisation de la croissance au profit des zones les mieux desservies entraînant des effets d’agglomération porteurs de productivité et des bénéfices pour la croissance. Les connaissances actuelles permettent même de quantifier, dans de nombreux cas, les effets à attendre de la réalisation des infrastructures et donc de mieux fonder des décisions publiques toujours difficiles à prendre.

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Pourquoi l’emploi se polarise

Gregory Verdugo, Maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et chercheur au Centre d’Économie de la Sorbonne

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« L’époque est favorable aux plus diplômés qui jouissent d’une économie de plus en plus gourmande en talents et compétences. »

Le long des trois dernières décennies, le travail a pris un nouveau tournant. Si l’après Seconde Guerre mondiale avait vu les inégalités de salaire reculer, depuis les années 1980, les écarts se creusent continument. Les écarts de salaire augmentent tout le long de la distribution, à la fois entre les bas et moyens ou entre les moyens et hauts salaires. Dans d’autres pays comme la France, si les inégalités de salaires restent stables, c’est le risque de chômage et de précarisation qui frappe toujours plus les moins qualifiés.

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La concurrence est-elle devenue plus vive ou plus faible ?

François Lévêque, Professeur d'économie à Mines ParisTech

Il s'agit d'extraits de son ouvrage Les Habits neufs de la concurrence Ces entreprises qui innovent et raflent tout (Présentation de l'ouvrage dans le document attaché)

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La concurrence a-t-elle changé d’intensité ? Est-elle plus forte ou moins forte aujourd’hui qu’hier ? En apparence, elle est plus intense. Ne donne-t-elle pas le tournis à endosser sans cesse de nouveaux habits à l’instar des ces magiciens qui changent de costumes sur scène en un clin d’œil ? […]

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lundi 6 novembre 2017

Les Entretiens de l’AFSE racontent l’histoire de la preuve dans les sciences économiques comme Agatha Christie rédige ses romans !

Claude Diebolt, Directeur de Recherche au CNRS à l’Université de Strasbourg et Président de la Section 37 (Economie et Gestion) du Comité National de la Recherche Scientifique

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[…] Ce ne sont pas les effets des causes les plus connues, ni les causes des effets les plus manifestes, qui ont d’ordinaire le plus d’importance. «Ce que l’on ne voit pas» mérite souvent beaucoup plus d’être étudié que «ce que l’on voit.» (Alfred Marshall (1906), Principes d’économie politique, Tome Premier, Paris, V. Giard & E. Brière, p. 136).

Les Entretiens de l’AFSE racontent l’histoire de la science économique comme Agatha Christie rédige ses romans ! Au regard du panel, nous aborderons le rôle de la théorie, de l’histoire (la cliométrie), de la statistique (l’économétrie) et de l’expérimentation dans la formulation de preuves en sciences économiques.

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dimanche 5 novembre 2017

La stagnation séculaire : ce qui fait débat

Gilles Dufrénot, Aix-Marseille School of Economics et CEPII

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Les économistes classiques remettaient en cause l’hypothèse d’une croissance économique perpétuellement forte. Selon eux, c’est la distribution fonctionnelle de la richesse, défavorable au profit émanant de l’accumulation du capital et de la rente foncière qui freine l’accumulation à long terme. Marx pensait que l’arrêt de la croissance serait provoqué par la concentration excessive du capital privant les capitalistes de la possibilité d’extraire de la plus-value de la force de travail. Cette vision pessimiste des économistes classiques sera reprise par une partie des économistes néoclassiques liant la croissance stationnaire à la productivité marginale décroissante des facteurs de production.

Keynes ne partageait pas la vision fataliste des classiques. Dès 1928, il donne sa vision dans Essais de persuasion, perspectives économiques pour nos petit-enfants (un essai dont Gallimard publiera en 1931 la traduction française par Herbert Jacoby). Il y décrit l’état stationnaire comme une ère d’opulence où la croissance consiste en une amélioration de la qualité de la vie, celle où la société fournit à tous des services collectifs satisfaisants : éducation, santé, infrastructures.

Cette vision optimiste sera partagée par d’autres économistes (par exemple Galbraith). Schumpeter en fera l’un des points focaux de son analyse des cycles longs de la croissance économique, en explicitant les mécanismes empêchant qu’un état stationnaire puisse advenir un jour. C’est par les principes de la destruction créatrice et grâce à l’interaction entre les inventions et les innovations, que des transformations organisationnelles et productives donnent naissance à des produits et des services nouveaux qui empêchent le moteur de la croissance de s’essouffler. Cette vision est à la base des modèles de croissance endogène.

Les débats actuels sur la stagnation séculaire s’inscrivent dans la continuité des discussions qui ont lieu depuis toujours sur la possibilité ou non qu’un jour les taux de croissance des économies industrialisés tendent vers des niveaux bas.

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vendredi 3 novembre 2017

Fallait-il faire l’Euro ?

Elie Cohen, Directeur de recherche CNRS, Sciences Po

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La succession des crises depuis 2009, la décennie de croissance perdue dans l’Eurozone, la grande divergence qui s’est creusée entre le Nord et le Sud, l’imposition de la volonté des créanciers aux pays défaillants, la découverte de l’incomplétude institutionnelle de Maastricht, les hésitations et les râtés de la gestion de crise conduisent nombre d’économistes européens à affirmer que si c’était à refaire …. Il ne faudrait pas refaire l’Euro. Certes ces mêmes économistes ne songent guère à défaire l’Euro mais à l’épreuve du temps l’euro n’a pas tenu ses promesses économiques, il n’a pas débouché sur une plus grande solidarité politique et a même contribué, pour certains, à la montée du populisme.

Le scepticisme à l’égard de l’Euro a été largement partagé chez les économistes anglo-saxons car les pays membres ne formaient pas une zone monétaire optimale, l’intégration monétaire loin de favoriser la convergence allait accroitre la polarisation économique, enfin l’absence de fédéralisme budgétaire ne pouvait qu’accroitre l’instabilité. Comme l’écrivait Martin Feldstein dans son texte de Décembre 1997 dans Foreign Affairs, l’Euro ne se fera pas, s’il se fait il se défera et loin d’être un facteur de paix et de prospérité il pourra être vecteur de guerre entre les nations européennes. Le premier paradoxe que suggère l’analyse de ce constat est que si les économistes anglo-saxons ont eu raison économiquement, ils ont eu tort politiquement, même si l’Euro n’a pas tenu ses promesses, il ne s’est pas défait. Au bord du précipice les Européens ont trouvé les ressources politiques pour sauver l’Euro. A l’inverse les économistes européens ont été favorables à la création de l’Euro car il accélérait l’intégration et favorisait la convergence économique, qu’il éliminait les distorsions de change (cf One Market, One Money) qu’il incitait aux réformes structurelles , qu’il permettait le partage du privilège de seigneuriage avec les Etats Unis.. Deuxième paradoxe, si les Européens ont eu tort économiquement car le pari de l’Euro n’a pas été gagnant et que la divergence entre économies s’est accrue, ils ont eu raison politiquement car l’euro est toujours la, ce qui veut dire qu’on a trouvé chemin faisant des solutions pour éviter le pire, on a abandonné la no bail out clause on a crée des fonds de secours (ESM), la BCE a innové (OMT) et on a inventé l’union bancaire.

Comment rendre compte de ces erreurs symétriques.

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jeudi 2 novembre 2017

Quel est le bilan de l’euro ?

Patrick Artus, Chef économiste de Natixis et membre du Comité Exécutif, Professeur-associé d'économie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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 On se demande souvent s’il fallait faire l’euro, si le bilan de l’euro après 18 ans est positif ou négatif. Il nous semble qu’on peut être relativement négatif, si on se limite à l’analyse économique :

- l’unification monétaire a pour premier objectif de constituer un grand marché intégré des biens et services grâce à la disparition du risque de change ; certes les flux d’échanges commerciaux entre les pays de la zone euro sont élevés, mais la zone euro n’a pas réussi à faire apparaître de grandes entreprises dans les secteurs d’avenir se développant mondialement à partir du marché intérieur de la zone euro ;

- l’unification monétaire a comme second objectif central de permettre, grâce à la disparition du risque de change, l’utilisation de l’épargne pour financer les investissements efficaces, quelle que soit leur localisation dans l’Union Monétaire ; malheureusement, la mobilité des capitaux entre les pays de la zone euro a disparu depuis la crise de 2011-2013 ;

- en l’absence de fédéralisme (de transferts publics entre les pays, d’un budget significatif de la zone euro), il n’y a dans la zone euro ni correction de l’hétérogénéité croissante de revenu des pays due à l’hétérogénéité de leurs spécialisations productives, accrue par la disparition du risque de change, ni mécanisme contracyclique rapprochant les positions conjoncturelles des pays. Le fédéralisme ne peut pas être remplacé par la diversification entre les pays de la zone euro des portefeuilles d’actifs, qui est faible, ou par les flux de capitaux privés, qui sont procycliques.

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mardi 31 octobre 2017

Une zone euro protectrice, interventionniste, social-démocrate : est-ce une bonne idée ?

Patrick Artus, Chef économiste de Natixis et membre du Comité Exécutif, Professeur-associé d'économie à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

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Il paraît évident que le modèle économique de la zone euro évolue dans un sens différent de celui du modèle traditionnel du libéralisme (appelons ce modèle le « consensus ancien de Washington »), sans doute en réponse aux demandes des opinions.

La zone euro devient plus protectrice (contre le dumping social ou environnemental, contre les acquisitions étrangères, contre les multinationales de l’Internet) ; elle souhaite avancer vers la coordination fiscale et sociale de ses pays (harmonisation fiscale, réduction des biais de compétitivité comme les travailleurs détachés) ; elle souhaite un supplément d’interventionnisme des Etats (investissements publics du Plan Juncker, proposition de budget de la zone euro, mise en place de projets communs d’investissement public) ; elle a mis la politique monétaire au service de la croissance.

Certaines évolutions sont clairement favorables ; il faudrait se demander si d’autres ne peuvent pas nuire au dynamisme économique de la zone euro (s’il y a réduction de la concurrence, rôle accru des Etats dans les investissements, peut-être hausse de la pression fiscale).

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vendredi 27 octobre 2017

Pourquoi et comment attirer les entreprises étrangères ? Le cas de la France et du Royaume-Uni

Louisa Toubal , Chef de projet La Fabrique de l'industrie

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L’analyse de la politique britannique en matière d’investissements directs étrangers apporte des réponses empiriques à des interrogations qui nous sont familières : le maintien d’une industrie forte dans un pays passe-t-il plutôt par la préservation de ses « champions » ou par l’attraction de capitaux étrangers ? Sous quelles conditions les investisseurs étrangers peuvent-ils participer durablement à la croissance économique d’un pays, d’un territoire ?

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mercredi 9 novembre 2016

Les leviers économiques de la préservation de la biodiversité

Laurent Piermont, Président de CDC Biodiversité

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Lorsque la question de la biodiversité est évoquée, l’une des premières réactions du monde économique consiste à associer cette notion complexe aux aires protégées ou aux espèces remarquables. Cette vision fait abstraction des liens d’interdépendance qui existent entre la biodiversité d’un côté, « tissu vivant de la planète » à la base du fonctionnement des écosystèmes, et l’économie, de manière générale. En effet, le bien-être, au sens économique du terme, est fortement corrélé au fonctionnement des écosystèmes à travers les services écosystémiques dont les activités économiques dépendent et qu’elles impactent. Ainsi, si l’érosion de la biodiversité est source de coûts non pris en compte dans la prise de décision privée ou publique, sa restauration peut, par corollaire, être à la base de bénéfices et d’opportunités pour les acteurs, et pour l’économie dans son ensemble.

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Les taux d'intérêt bas ne sont pas une fatalité

Par Benoît Cœuré, Membre du directoire de la Banque centrale européenne, tribune publiée dans Les Échos

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Après presque une décennie de crise, la croissance est de retour dans la zone euro. Le PIB en volume a dépassé son niveau de 2008 et le taux de chômage diminue régulièrement. Ce rebond est bienvenu et la politique monétaire y a fortement contribué. Mais la reprise est trop poussive pour que l'on puisse s'en réjouir. Et certains s'inquiètent des conséquences des taux d'intérêt bas pour la stabilité financière et la rentabilité du secteur financier.

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La vie sans l’euro

Par Agnès Bénassy-Quéré, Ecole d’Economie de Paris, Université Paris 1.

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Dans son ouvrage récent L’euro, comment la monnaie unique menace l’avenir de l’Europe (Les Liens qui Libèrent, 462 p.) le Prix Nobel américain Joseph Stiglitz pointe les malfaçons de la zone euro et propose de mettre fin à l’aventure, temporairement ou définitivement. Examinons ce que signifierait concrètement, pour la France, d’abandonner l’euro.

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lundi 7 novembre 2016

La baisse des cotisations peut-elle relancer les exportations françaises ?

Par Sarah Guillou, Directrice adjointe à l’OFCE 

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La baisse des cotisations vise à diminuer le coût du travail afin de satisfaire deux objectifs : d’une part inciter à l’embauche, d’autre part améliorer la compétitivité-coût des entreprises vis-à-vis de partenaires étrangers qui aurait des coûts plus faibles toutes choses égales par ailleurs. Concernant la compétitivité, le raisonnement repose sur la comparaison internationale des coûts du travail qui montre que la part des cotisations sociales dans le niveau du coût du travail en France est plus forte qu’elle ne l’est pour ses principaux partenaires commerciaux.

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dimanche 6 novembre 2016

Les modes de scrutin fabriquent-ils les résultats ?

Par Antoinette Baujard, Directrice adjointe du GATE L-SE et Maître de conférence, Université Jean Monnet

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«Gouverner c’est choisir», mais comment choisissons-nous nos gouvernants ? Les débats politiques ne portent pas seulement sur les questions de fond ou sur les candidats, mais aussi sur les modes de scrutin, déjà source de certaines frustrations des électeurs. Si le mode de scrutin en vigueur était différent, les problèmes de représentativité seraient-ils résolus ? Serions-nous plus enclins et plus heureux d’aller voter ? Les résultats seraient-ils différents ?
Cette conférence invite à imaginer des méthodes de vote alternatives et compare leurs effets.

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Réussir la réforme des Régions : quelques éléments de débat

Par Olivier Bouba-Olga, Doyen de la Faculté de Sciences Economiques, Université de Poitiers

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Mercredi 9 novembre 2016, j’interviendrai aux Journées de l’Économie organisées à Lyon dans le cadre d’une table ronde intitulée «Réussir la réforme des Régions». Voici quelques idées en vrac que j’aimerais défendre.

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Quel avenir pour l’Union européenne ?

Par François Villeroy de Galhau, Gouverneur de la Banque de France

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A l’heure où la question des inégalités et des laissés-pour-compte de la mondialisation monte dans les pays anglo-saxons, l’Union européenne ne doit pas renoncer au modèle social qui fait son identité ; mais pour le conserver, elle doit l’adapter, et amplifier la croissance et l'emploi. La réponse est double : davantage de réformes au niveau national, notamment en France ; et une meilleure coordination entre les États membres, pour avancer concrètement vers une véritable Union économique européenne. ‎

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Quelle place faut-il laisser aux plateformes Internet ?

Par Jacques Cremer, Co-directeur de la Chaire Jean-Jacques Laffont pour l’économie numérique (Toulouse School of Economics)

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Les plateformes Internet ne remplissent que des fonctions que d’autres plateformes remplissaient depuis des siècles. Mais elles les remplissent de façon tellement efficace et à une telle échelle qu’elles ouvrent des potentialités extraordinaires dont il nous faut tirer parti et qu’elles présentent des dangers nouveaux qu’il nous faut écarter.

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