Chaque année en France, 200.000 particuliers sollicitent l'intervention des commissions départementales de surendettement. Une personne sur deux n'a pas la capacité de rembourser ses dettes. « Dans la majorité des cas, ces personnes ont entre 35 et 50 ans et elles gagnent le SMIC », selon Stéphane Tourte, le directeur des particuliers à la Banque de France.

Le phénomène de surendettement des particuliers est récent. Il existe depuis l'émergence de la société de consommation. Fabien Tocqué, chargé de mission à l'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) explique le mécanisme : « Faute d'être, on se tourne vers l'avoir pour le paraître ». D'après lui, le surendettement commence aussi souvent avec un accident de la vie comme un licenciement, un divorce ou un décès. Fabien Tocqué définit le surendettement comme « l'accumulation de dettes, puis la spirale qu'on ne parvient plus à contrôler ».

Selon ces professionnels, la première chose à faire si l'on se retrouve dans cette situation est d'agir au plus vite. Et pour s'extraire du cercle vicieux, quels sont les sept réflexes à adopter ?



1. En parler à ses proches. Il ne faut pas se renfermer sur soi-même.

2. Contacter une association de lutte contre le surendettement. Elle pourra trouver un conseiller pour accompagner le particulier.

3. Faire le bilan de ses ressources.

4. Négocier avec ses créanciers des taux plus bas.

5. Négocier avec ses débiteurs pour récupérer ses créances.

6. Assainir ses finances. Il faut savoir faire la différence entre les besoins et les envies.

7. Déposer un dossier de surendettement à la Banque de France en dernier recours. Le chéquier et la carte de crédit seront d'abord retirés. Puis, la commission du surendettement étudiera chaque cas et se chargera de renégocier les dettes des particuliers auprès des différents créanciers.

AA.bmp