La croissance a-t-elle un avenir ? C'était la question posée ce mercredi à la Bourse du travail de Lyon, dans le cadre des Jéco. Une conférence où le maire de la ville, Gérard Collomb, est intervenu. Il a développé quatre points sur lesquels la croissance pourrait s'appuyer. De quoi, peut-être, inspirer son poulain, Emmanuel Macron, dont l'annonce de la candidature à la présidentielle serait, dit-on, imminente...

• Améliorer le système de formation français

« On a un système scolaire qui élimine beaucoup de personnes. » Le maire de Lyon évoque notamment le déséquilibre entre les élèves issus des quartiers paupérisés et les autres. Il cite à l’appui des chiffres de l’OCDE. « Regardez nos résultats aux tests de lecture .»

• Les universités françaises doivent aller de l’avant

Une mesure qui consisterait à chercher à attirer de meilleurs professeurs et chercheurs. « Aujourd’hui, les universités sont trop atomisées », a déclaré Gérard Collomb. « Il y a bien eu une réforme, mais elle peine à se mettre en œuvre », regrette-t-il. De même qu’il déplore le manque de coopération entre les universités et les grandes écoles.

• Il est impératif que les entreprises évoluent

Le sénateur se souvient d’une discussion avec l’économiste Jean Tirole, qui lui aurait déclaré « il faut garder les personnes, pas les emplois qu’ils occupent », en cas de crise. « Ce n’est pas dans la fixité du marché du travail qu’on va avancer », selon lui. Il justifie son propos par son expérience personnelle : « quand j’ai commencé en politique, dans le 9e arrondissement de Lyon, le secteur était en régression. Aujourd’hui il y a plus d’emplois qu’hier car j’ai essayé de trouver des industries d’avenir, on ne s’est pas accrochés aux industries du passé », a-t-il avancé.

• Permettre plus de reconversion est nécessaire dans un monde toujours plus en mouvement

Un chiffre est avancé : 32 milliards. C’est le montant en euros dédié à la formation professionnelle chaque année. 4,4 milliards d'euros sont consacrés à la formation des chômeurs, trop peu pour l'élu socialiste. Gérard Collomb pose dès lors la question de la reconversion professionnelle, qu’il faut améliorer.