• Co-working: C'est le fait de sortir de l'isolement pour travailler avec d'autres personnes dans des espaces dédiés. "Dans un espace de co-working on partage non seulement l'espace mais aussi les machines, les compétences et le savoir", résume David Vallat, maître de conférence à l'université Lyon 1. Pour François-Xavier de Vaujany, professeur d'économie gestion à l'université Paris-Dauphine, le co-working est l'illustration du "retour des communautés".
  • Entrepreneuriat alterné: C'est le fait d'alterner des périodes d'entrepreneuriat avec des périodes de salariat. "Il est tout à fait possible d'être salarié et autoentrepreneur simultanément ou en alternance" constate François-Xavier de Vaujany. Le salariat peut permettre aux entrepreneurs de développer un réseau qui leur est utile pour leur propre entreprise.
  • Fablabs: (ou fabrication laboratories en anglais) sont des ateliers où des personnes se rassemblent pour fabriquer, bricoler, et partager. Les fablabs sont en rapide croissance en France puisqu'avec plus d'une centaine de fablabs en 2016, la France est le pays du monde qui en abrite le plus. Les fablabs sont des espaces ouverts à tous. "On s'y retrouve pour travailler en se faisant plaisir. On y "rebricole" aussi le lien social car on y invente d'autres formes de décision collective", estime Michel Lallement, professeur de sociologie au Centre national des arts et métiers. Ils ont été définis en 2004 par Neil Gershenfeld, au sein du MIT (Massachussets Institute of Technology) et sont en théorie encadrés par une charte.
  • Hacker: Aussi étonnant soit-il, le mot hacker vient du français "hache". Le hacker est celui qui utilise des outils avec intelligence et détourne des objets de leur fonction d'origine. "On associe souvent les hackers à des pirates informatiques, or ce sont plutôt des constructeurs que des destructeurs", explique Michel Lallement, dans une argumentation forcément sujette à controverse. Il souligne que les hackers ont une "éthique" et des principes qui sont "le plaisir dans le travail", "l'efficacité", "l'importance de l'esthétique" et "le refus de la hiérarchie verticale". Les sociétés hackées apprécieront.
  • Hackerspaces: Ce sont des tiers-lieux, des espaces de travail particulièrement dédiés à l'informatique et à la programmation. "A l'inverse des fablabs, les hackerspaces sont nés en Europe", explique David Vallat.
  • Imprimante 3D: C'est une imprimante qui permet de produire des objets réels à partir de leur modélisation numérique en trois dimensions. On parvient à fabriquer un objet car l'imprimante dépose une à une des couches de matières (plastique, métal...). Les imprimantes 3D équipent souvent les fablabs.
  • Low-tech: Cet anglicisme désigne le contraire du high-tech. C'est une technologie qui repose sur des techniques simples, peu coûteuses et accessibles à tous. Elle utilise des matériaux basiques comme le carton, le bois, les matières recyclées. La low-tech trouve se fait une place au sein des tiers-lieux.
  • Makers: Les makers sont les nouveaux bricoleurs qui utilisent à la fois la low-tech et le 3D.
  • Repairlab: C'est un atelier auquel tout le monde peut participer pour apprendre à réparer des objets dans une optique de développement durable et pour lutter contre l'obsolescence programmée des produits.
  • Tiers-lieu: "C'est un endroit qui n'est ni chez soi, ni un lieu de travail. C'est un lieu qui accueille des personnes immergées dans la culture numérique, qui ont l'habitude de collaborer, de créer et n'ont pas peur de se tromper. C'est un espace qui rassemble des bricoleurs", selon David Vallat. Un tiers-lieu se définit par sa liberté d'accès, son aspect collaboratif et solidaire et par le mérite. Les fablabs, les hackerspaces et les espaces de co-working sont des tiers-lieux, des nouveaux espaces de création.