Un intervenant d'annoncer: « Il faudrait un roulement de tambour pour annoncer le thème de notre conférence. » Et ce n'est pas des plus légers. « L'avenir du capitalisme » se discute au théâtre des Célestins. Une notion récemment défendue par le pape François dans un entretien accordé à Paris-Match « le capitalisme et le profit ne sont pas diaboliques si on ne les transforme pas en idoles. » Il ne s'agit pas ici de diaboliser celui que les libéraux appellent « le moins pire des systèmes », mais de comprendre ses limites et savoir les appréhender: une réflexion longuement développée par Roguer Guesnérie, professeur au Collège de France.

La mondialisation : premier fléau du capitalisme

Liée à la libéralisation des échanges de biens et de capitaux, la mondialisation est comparable au mouvement des plaques tectoniques pour le chercheur: tout en ayant conscience de son existence, ses dégâts se révèlent imprévisibles et désastreux. Dans le viseur: la crise de 2008. « Une majorité d'économistes ont été incapables de la prévoir, rappelle-t-il, nous devons faire des progrès dans notre savoir. » Avec elle, les défaillances d'une mondialisation marchande se sont abattues sur les plus faibles. « Il faut protéger les plus vulnérables et donner sa chance au plus grand nombre » ajoute James Galbraith, enseignant à l'université d'Austin (Texas).

Le problème climatique : un enjeu contemporain

Le capitalisme s'accompagne d'une sur-industrialisation, et donc d'un accroissement inquiétant des gaz à effet de serre. Un risque majeur se dessine : l'augmentation de la température planétaire. S'ajoute à cela l'exploitation des ressources naturelles. Selon Gaël Giraud, chef économiste de l'Agence Française de Développement, si les rythmes de pêche ne diminuent pas, il n y aura plus de poisson d'ici trente ans dans les milieux maritimes.

L'explosion démographique

La question éthique arrive en dernier dans le débat. D'ici 2050, la population mondiale sera de 9 milliards d'individus. Comment gérer cette augmentation ? Et surtout a-t-on les moyens de le faire? Cette interrogation elle, restera en suspens. Un sacré défi à relever en tout cas...