Les banques

Les banques ont perçu l’émergence de cette tendance des start-up et multiplient les initiatives pour en tirer profit. « Parmi les attitudes à adopter, il y a l’intégration. Partant du principe que des créateurs de start-up, notamment dans le domaine des fintech, ont piqué une partie de notre business, finalement on préfère essayer de les intégrer, déclare Stéphanie Paix, présidente du directoire de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes.

On va les accompagner financièrement, avec les fonds mais aussi le crowdfunding. On va aussi leur fournir tout l’environnement pour favoriser leur éclosion . Les revenus qu’on leur attribuera, on les récupérera ainsi en partie sous forme de dividendes. »

Mais les banques peuvent parfois être frileuses pour financer les projets de ces nouveaux entrepreneurs. « Les prêts bancaires, c’est compliqué à négocier en tant que start-up, explique Guillaume Chelius, PDG de HIKOB. C’est un peu la confrontation entre deux mondes: les banques qui ont un rationnel assez simple,  "je prête et j’attends un retour" et le porteur de projet qui dit, " aujourd’hui je ne suis pas grand chose mais mon ambition c’est de devenir très grand" ».

La Banque publique d’investissement Bpifrance

Bpifrance est un acteur du développement de ces petites entreprises. D’ici à 2017, l’organisme va injecter près de 8 milliards d’euros dans les entreprises. Bpifrance participe notamment à l’apport en capital innovation qui comprend le capital-amorçage et le capital-risque. « Le capital-amorçage, c’est le financement de projets naissants par des fonds d’investissement, pour des tickets de quelques centaines milliers d’euros. Le capital-risque concerne des projets plus matures avec des tickets de quelques millions d’euros permettant la commercialisation de biens et services », détaille Baptiste Thornary, responsable de l’évaluation de la conjoncture macroéconomique au sein de la direction des études de l’évaluation et de la prospective de la banque publique d'investissement.

Les Business Angels

« En 2014, l’investissement des Business Angels représentait 35 millions d’euros pour 300 entreprises », assure Baptiste Thornary. Les Business Angels sont des particuliers qui injectent des fonds dans une start-up et accompagnent l’entrepreneur dans son projet.

Le crowdfunding

Le crowdfunding ou financement participatif a la cote. Selon Baptiste Thorny de BPIfrance, ce mode de levée de fonds représentait 150 millions d’euros en 2014, soit un doublement du volume par rapport à 2013.

Alban de Montigny