Faut-il taxer les émissions de gaz à effet de serre ? Oui, c’est indéniable. Ceux qui émettent doivent payer le prix juste. La loi de finances 2014 a introduit l’idée d’un prix du carbone, avec un alourdissement de la taxe intérieure sur la consommation qui s’applique au gaz naturel, au charbon et au fioul. Au niveau européen, il existe déjà un marché où les droits d’émission de gaz à effet de serre s’échangent et se négocient entre les entreprises. L’émission de carbone représente une externalité négative, nuisible à l’ensemble de la société.

Paris accueille la 21ème conférence du climat en 2015, que peut-on en espérer ? Il faut un nouveau Kyoto. Ces accords signés en 1997 sont arrivés à échéance en 2012. Cette fois-ci, il faudra aller plus loin, mais je ne vois aucune idée nouvelle émerger pour le moment. Nous avons besoin d’une organisation mondiale du climat qui fonctionnerait sur le modèle de l’OMC, avec des organes institutionnels et des sanctions appliquées aux pays qui ne respectent pas leurs engagements. Il manque un cadre juridique au niveau international.

Comment intégrer les pays en voie de développement à la lutte contre le réchauffement climatique ? Ces pays utilisent les énergies fossiles pour se développer, si on ne les aide pas financièrement ou matériellement, ils continueront à brûler du charbon. Il faut que les pays les plus riches réalisent un transfert de technologies vers les pays en voie de développement pour que ceux-ci puissent produire avec des sources d’énergie non-polluantes, comme les panneaux photovoltaïques.

Thomas Chenel et Mélissa Verdier - Etudiants à IPJ Paris-Dauphine @Tomasin23 @MelissVerdier