Sur la scène de l'Opéra de Lyon, face à une salle bien remplie, deux regards extérieurs se confrontent aux problématiques économiques françaises. « Ce que je constate, c'est un pessimiste global sur l'avenir de la France », s'étonne Daniela Schwarzer, directrice du programme Europe à L'institut allemand pour les Affaires internationales et de sécurité (SWP). Elle rappelle pour cela le contexte économique allemand, dix ans plus tôt, au moment des réformes sous Gerhard Shröder. « Nous étions considéré comme l'homme malade de l'Europe, mais les allemands étaient optimistes ». Pour elle, la France doit se penser dans une économie globale européenne. Lorsqu'elle prend la parole, Daniela Schwartzer est d'ailleurs frappé par le fait que personne n'est évoqué l'Europe depuis une heure. 

Voir l'Union Européenne comme un atout 

« L'Europe et la zone euro sont une véritable union », s'enthousiasme d'ailleurs Pierre-Marc Johnson, ancien premier ministre québecois. Pour lui, de l'autre côté de l'Atlantique, la volonté de paix européenne l'emportera toujours sur une vision autarcique et protectionniste de l'économie. Une pensée partagée par l'analyste européenne, « l'adhésion à la zone européenne est un atout pour la relance de l'économie française » explique Daniela Schwartzer. 

 
 

Texte : Juliette Bergé - Etudiante IPJ Paris Dauphine @julietteberge JECO2014 
 Vidéo : Margaux Bourdin - Etudiante IPJ Paris Dauphine @MargauxBdn JECO2014