C'est avec une grande tristesse que nous apprenons le décès d'Erik izraelewicz.

Le 8 novembre dernier, Erik Izraelewicz modérait la grande conférence d'ouverture des Journées de l'économie qui avait été organisée par Patrick Artus sur le thème : "Peut-on prévoir les ruptures et les crises ?". C'était devenu un rendez vous régulier, depuis quatre ans, Erik Izraelewicz était toujours là quand on le sollicitait (Conférences Jéco). Cette année il avait aussi accepté que l'on monte un débat en associant Le Monde, l'AFSE (Association Française de Science Economique) et les Jéco sur les enjeux économiques de l'élection présidentielle ("Après les élections que faire ?").

A chaque fois j'ai été étonné par sa disponibilité malgré la charge de travail qui était la sienne. Je pense qu'il n'est pas nécessaire d'insister sur la compétence d'Erik qui pouvait avec aisance, sur une grande diversité de sujets, dialoguer avec des économistes, des politiques, des chefs d'entreprise, des acteurs sociaux et rendre accessible les questions les plus techniques.

La fidélité discrète d'Erik, prêt à s'impliquer dans un projet, s'il était convaincu qu'il avait du sens était une aide précieuse.

Nous sommes nombreux à lui être redevable de cette présence rassurante qui nous aidait à concrétiser des idées qui pouvaient sembler peu réalistes.

Curieusement, c'est l'image de son sourire un peu absent qui, aujourd'hui symbolise sa présence et nous accompagne pour porter de nouveaux défis.

Toute l'équipe des Journées de l'économie présente ses condoléances à sa famille, ses amis et au personnel du journal Le Monde.