Séance d’ouverture, « Les Français et l’économie »

Philippe Grillot, président de la CCI de Lyon : « Ma voisine me dit, l’économie, ça fait peur. Moi je dis non. L’économie c’est une joie ! »

Gérard Collomb, sénateur-maire PS de Lyon : « Avant, on appliquait des solutions keynésiennes. Aujourd’hui, on sait très bien que ça n’est plus possible. »

Stéphanie Paix, présidente du directoire de la Caisse d’Epargne Rhône-Alpes : « Les Français n’aiment pas les banques, mais ils aiment bien les banquiers. »

Anne Lauvergeon, présidente du Conseil de surveillance de Libération : « Nous n’avons pas prononcé le mot « industrie » depuis le début de la conférence. Je trouve ça dommage. »

Grande conférence, « Peut-on prévoir les ruptures et les crises ? »

Pierre Moscovici, Ministre de l’Economie et des Finances : « Quand on est au gouvernement, on a parfois tendance à penser qu'on est précédé par des incapables et suivis par des incompétents. Ce n’est pas toujours vrai. » ; « Le pire est passé. La crise n’est pas finie mais le doute sur l’existence de l’euro est dernière nous. »

Philippe Aghion, professeur de sciences économiques, à propos de l’intégrité des économistes : « Il faut savoir trouver le juste milieu entre chasse aux sorcières et transparence. » ; « Avec le pacte de compétitivité, les macroéconomistes ont découvert que les entreprises existaient. »

Christophe de Margerie, PDG de Total, « J’ai discuté deux heures hier soir avec la Ministre de l’Energie, elle a appris beaucoup de choses. » ; « Les patrons d’entreprise ne s’expriment pas assez, ils doivent s’exprimer même s’ils sont pris à partie. Ils ne vont pas en mourir, la preuve, je ne suis pas mort. »

Sylvie Goulard, euro-députée : « En Allemagne, je suis fascinée par la facilité du dialogue et des relations entre des responsables aux idéologies différentes. Peut-être que cela vient de la grammaire, où le verbe vient à la fin. » ; « Le problème principal de l’Europe est un problème de capacité politique à prendre des décisions. »

Luc Ferry, président délégué du conseil d’analyse de la société : « Notre Histoire n’avance plus motivée par un idéal, mais par l’obligation d’innover. Les entreprises sont devenues les nouveaux moteurs de l’Histoire. »

Patrick Artus, directeur de la recherche et des études Natixis : « Je doute énormément de notre capacité à prévoir les crises. Les économistes doivent être imaginatifs. » ; « Le taux de croissance de la Chine est fabriqué par le Parti communiste dans un pub. »

François Bourguignon, directeur de l’école d’économie de Paris : « La probabilité qu’une crise survienne est d’autant plus grande que l’appareil de décision est inefficace et mal préparé. »

Roger Guesnerie, professeur au Collège de France et Président de l’Ecole d’économie de Paris : « Il y a eu une véritable cécité collective face à la crise. »

Relevé par Morgann Jezequel, Boris Hallier et Fabien Mulot