Erik Izraelewicz, directeur du journal Le Monde et modérateur de la rencontre, interroge Pierre Moscovici sur la position du gouvernement à ce sujet. Le Ministre de l’Economie et des Finances admet qu’il n’y a pas « d’argument d’autorité qui s’impose en la matière » mais que la fracturation hydraulique, utilisée pour exploiter ce gaz, « présente des dégâts inacceptables pour la société ».

A quelques chaises du ministre, Christophe de Margerie, PDG du groupe Total dénonce un « refus de débattre » sur ce sujet de la part du gouvernement. « Le débat aura lieu », réplique Pierre Moscovici. Mais Christophe de Margerie est intransigeant et affirme que l’entreprise pétrolière se retire du débat et le laisse « aux politiques et aux scientifiques ». « Nous ne voulons plus participer aux discussions, sauf si on nous le demande ».

Rappelons que le gouvernement Ayrault, comme le gouvernement Fillon, interdit pour le moment toute exploitation du gaz de schiste, pourtant préconisée par le rapport Gallois, mais laisse la porte ouverte à la recherche sur les techniques d'extraction. C'est un des nombreux paradoxes de ce sujet, décidément encore très tabou en France.