Que retenez-vous de cette conférence sur la gouvernance internationale ?

Je vois personnellement les choses avec plus de recul puisque je ne suis dans aucune organisation internationale mais je constate que des diagnostics critiques ont été émis par tous les intervenants. Même si le débat est parti dans nombre de directions, le point le plus abordé a sans nul doute été celui du G20 et de son rôle, notamment par Mme Lagarde et M. Camdessus.

A propos du G20 justement, il a beaucoup été question de sa pertinence. Quel est votre avis ?

Des propositions visant à rendre le G20 plus efficace et légitime ont été lancées, et c’est en effet indispensable puisque il n’y a, et il n’y aura pas, de gouvernement mondial à court et moyen terme. M. Camdessus a proposé d’institutionnaliser le G20, de lui donner un statut juridique, des missions, des droits. C’est une direction dans laquelle on semble aller et qui me paraît plutôt positive. Mais pour ma part, je suis très extérieur au G20, mais je suis curieux de son évolution.

Alors que débutent ces trois jours de conférences, quel est votre sentiment sur cette 3ème édition des Journées de l’Economie ?

Elle semble bien partie. En tant que membre du comité scientifique des Jéco, je trouve bien évidemment le programme intéressant. Et puis le nombre de participants est en augmentation, ce qui est une bonne chose. Ma seule déception concerne les intentions de participation du public aux différentes sessions. Les thèmes pointus et concrets,comme les quotas dans le logement ou la régulation des hôpitaux, attirent peu de monde, et je trouve que c’est dommage. C’est mon grand regret.