Il propose de nombreuses avancées dans la voie d’un renforcement de l’intégration monétaire européenne : BCE devenant de facto le prêteur en dernier ressort des Etats, création d’un régulateur financier unique et d’une autorité européenne des normes comptables… S’y ajoute une plus grande harmonisation fiscale. Mais F. Bayrou ne propose pas dans ses réponses de renforcer le fédéralisme budgétaire, par transfert de dépenses et de recettes à l’Union, ce qui ne manque pas d’étonner pour un européen convaincu. Sans doute une telle logique pourrait-elle entrer en contradiction avec le principe du produisons français, développé par ailleurs.

André Cartapanis - Professeur à l’IEP d’Aix-en-Provence