L’accent est mis le redéploiement des actions vers les publics les plus touchés par la crise, les jeunes, les seniors, les habitants des quartiers défavorisés. Les moyens privilégiés sont les contrats aidés, avec à court terme les emplois d’avenir, et à moyen terme le contrat de génération. L’objectif est aussi de recibler plusieurs prélèvements et transferts sociaux pour améliorer la situation des ménages les plus modestes. On notera de nombreuses références appuyées à la participation des partenaires sociaux qui seront sollicités sur plusieurs fronts à la fois, notamment la modulation de l’assurance chômage, le contrat de génération, ou encore la sécurité sociale professionnelle. Le risque de cette politique est peut-être celui d’un excès de ciblage. En mobilisant à la fois des contrats aidés, des exonérations et des prestations pour donner plus à ceux qui ont moins, l’écueil à éviter est de pénaliser les changements de statuts des personnes qui sont dans des trajectoires de sortie du chômage et de hausse des revenus.

Yannick L'Horty - Université de Marnes la Vallée