1.1 - Quel est votre objectif en matière de déficit des administrations publiques à l’issue de votre mandat ? Et dans la période 2013-2014 ?

Le redressement des finances publiques que je propose devrait permettre à l’Etat de renouer avec les excédents budgétaires en 2017. Je prévois la trajectoire suivante (en % du PIB) :
- 2012 : - 3,9 %
- 2013 : - 1,8 %
- 2014 : - 0,9 %
- 2015 : - 0,5 %
- 2016 : équilibre
- 2017 : + 0,5 %

Les collectivités territoriales sont quant à elles déjà contraintes par la loi à l’équilibre budgétaire. Le rétablissement des comptes de la Sécurité sociale sera mécaniquement réalisé à la fin de mon mandat grâce à la relocalisation des emplois en France, permise par la sortie de l’euro, l’instauration d’un protectionnisme intelligent et une politique d’innovation volontariste.

Mon projet comporte une programmation détaillée du budget de l’Etat jusqu’en 2017, que vous pouvez consulter sous le lien suivant.

1.2. - Pour atteindre cet objectif, quels impôts et quels prélèvements obligatoires comptez-vous augmenter ? Dans quelle proportion ? Et quelles dépenses des administrations publiques comptez-vous réduire ? Dans quelle proportion ?

Augmentations des recettes :
- Réduction de la contribution française à l’UE : 5 Mds
- Suppression de niches fiscales (Copé, heures supplémentaires, logement) : 10 Mds
- Dividendes apportés par les nationalisations : 5 Mds
- Création d’une nouvelle tranche supérieure d’impôt sur le revenu : 2 Mds
- Droits de douane sur les produits importés : 11 Mds
- Taxe sur les transactions financières : 21 Mds

Réduction d’impôts :
- Réduction de 50% de l’IS pour les bénéfices réinvestis en France par les PME : 5 Mds
- Exonération de charges sociales pour l’embauche d’un chômeur de longue durée par les TPE (300 000) : 5 Mds
- Réduction de la TIPP : 5 Mds

Je propose une augmentation des dépenses publiques de 19 milliards d’euros (budget 2017 vs PLF 2012 en euro francs constants) afin d’investir dans la recherche et l’enseignement supérieur (7 Mds), l’école (6 Mds), la sécurité (2 Mds), la défense (2 Mds), la Justice (1 Md) et les Affaires Etrangères (1 Md). En revanche, les dépenses des administrations seront bloquées en volume.

Nous économiserons 19 Mds (budget 2017 vs PLF 2012 en euro francs constants) en monétisant la dette publique par la Banque de France à hauteur de 5% du PIB tous les ans (équivalent à ce que fait la Grande Bretagne, qui a monétisé pour 270 Mds de livres depuis la crise).

1.3. - Etes-vous favorable à une règle contraignante (constitutionnelle, européenne ou autre) portant sur l’équilibre des finances publiques, et si oui, laquelle ?

La souveraineté budgétaire, que l’UE est en train de confisquer avec la complicité de M. Sarkozy, appartient au Parlement français. Une règle contraignante européenne est démocratiquement inenvisageable.

Au niveau national, je suis opposé à une « règle de plomb » qui étoufferait l’investissement sans améliorer la gestion de l’administration :
- En ce qui concerne l’investissement, une camisole juridique n’aurait pour effet que d’empêcher l’Etat d’investir dans les secteurs d’avenir (enseignement supérieur, recherche, école).
- En revanche, je prévois de revenir à l’équilibre budgétaire en 2016. La discipline budgétaire ne peut reposer que sur la crédibilité des gouvernants. Or, j’ai redressé les finances de ma ville, pourtant placée sous tutelle avant mon élection.

2 - Régulation financière
2.1. - Quelles réformes du système bancaire et financier français voulez-vous engager durant votre mandat ?

Le système financier doit avant tout être mis au service de l’économie réelle :
- Séparer les banques d’affaires et de dépôt et interdire la spéculation pour compte propre
- Rétablir un contrôle des capitaux aux frontières avec les pays européens qui le souhaiteront, comprenant une interdiction d’échange avec les «parasites fiscaux»
- Créer une taxe sur les transactions financières, au niveau national si nécessaire
- Renforcer le pôle public dans la banque de dépôt
- Etablir de nouvelles normes prudentielles nationales et créer une Agence de réglementation financière rassemblant les services compétents de l’Etat
- Créer une agence de notation publique et encadrer strictement l’activité des agences privées
- Interdire ou limiter drastiquement les pratiques spéculatives conduisant à des prises de risque excessives (titrisation, dark pool,…)

2.2. - Etes-vous favorable à la séparation entre banques d’affaires et banques d’investissement ?

De même que j’imposerai la séparation des banques d’affaires et de dépôt, je suis favorable à la séparation entre banques d’affaires et d’investissement. En outre, je renforcerai le pôle bancaire public afin de canaliser le crédit vers les investissements des PME, de l’industrie et les nouvelles technologies.
Je propose surtout d’interdire dès la fin de l’année, en nous inspirant de la Volker Rule, adoptée en juillet 2010 par les Etats-Unis, toutes les opérations pour compte propre, c'est-à-dire la pure spéculation, à partir du moment où l'on travaille pour le compte des clients, particuliers ou entreprises. Cette mesure interdirait la «banque casino», ce qui aura pour effet de mieux protéger les déposants et les contribuables.

2.3. - Pensez-vous que la puissance publique puisse et doive encadrer le système de rémunération des cadres dirigeants et des opérateurs des banques et organismes financiers ?

L’Etat peut et doit encadrer la rémunération des banquiers et des traders. Cela est nettement insuffisant pour mettre au pas le système financier mais s’avère absolument nécessaire dans un souci de justice sociale. Du reste, la décence même l’exige.

Je propose dès lors d’introduire une réglementation des bonus financiers pour étaler leur paiement dans le temps, les assujettir aux impôts et taxes sur le revenu et introduire des malus en cas de mauvaise performance. J’interdirai également les parachutes dorés.

3. - Europe et euro
3.1. - Etes-vous en faveur du développement d’un instrument budgétaire fédéral européen ? Si oui, quelle serait son utilisation prioritaire ?

Le Mécanisme Européen de Stabilité que M. Sarkozy est en train d’imposer au peuple français à la demande de Mme Merkel menace notre démocratie. Il confie la surveillance de notre budget à un cercle de fonctionnaires bruxellois dépourvus de toute légitimité démocratique et soustraits à tout contrôle.

Or, la souveraineté budgétaire appartient au Parlement et donc au peuple français depuis la Révolution. Si je suis favorable à des coopérations entre les nations européennes pour développer de grands projets industriels à l’image d’Ariane ou d’Airbus, celles-ci doivent reposer sur la volonté et non sur la contrainte.

Par conséquent, je suis totalement hostile au développement d’un instrument budgétaire fédéral européen.

3.2. Faut-il créer des règles permettant d’organiser le défaut, ou la sortie de la zone euro, d’un Etat-membre ? Si oui lesquelles ?

Un mécanisme dédié peut toujours être envisagé mais rien ni personne ne peut empêcher un Etat souverain de dénoncer un traité international, fût-il européen, ou d’organiser le défaut sur sa dette, comme la Grèce vient d’ailleurs de le faire sans que les traités européens ne prévoient de mécanisme spécifique. Et pour cause, la liberté d’un peuple ne se négocie pas et il est impossible de prévoir de telles règles.

En outre, je suis favorable au démontage concerté de la zone euro, qui impose une monnaie unique à des pays aux réalités économiques beaucoup trop différentes pour partager une même politique monétaire.

3.3. Comment pensez-vous que doivent se régler les problèmes de différentiel de compétitivité ?

Je propose de régler ces problèmes de différentiel de compétitivité en revenant à des monnaies nationales, ce qui permettra aux pays qui en ont besoin de dévaluer ou laisser déprécier leur monnaie, ce qui sera beaucoup moins violent que l’ajustement à la baisse des salaires.

Pour la France, je propose d’actionner deux leviers :
- La monnaie : le passage à l’euro franc provoquera une réévaluation de l’euro mark, du dollar, et des monnaies asiatiques, ce qui améliorera mécaniquement la compétitivité relative des exportations françaises.
- La fiscalité : il faut alléger les charges qui pèsent sur les entreprises, notamment les PME, par exemple en diminuant les cotisations sociales en contrepartie d’une mise à contribution des produits importés.

Enfin, par rapport aux pays émergents, il faut instaurer un protectionnisme social et écologique intelligent qui taxera les biens importés depuis ces pays afin de rétablir une concurrence loyale.

4. - Croissance
Pensez-vous que le protectionnisme, notamment vis-à-vis des pays à bas coût de main d’œuvre, soit une mesure propre à soutenir la croissance, l’emploi et le pouvoir d’achat ?

La mise en œuvre d’un protectionnisme social et écologique intelligent, si possible avec nos partenaires européens, est indispensable au rétablissement de la loyauté de la concurrence internationale. Nous ne pouvons en effet lutter à armes égales contre des pays qui nous innondent de leurs produits fabriqués par des esclaves. Il est d’ailleurs éloquent que la seule politique européenne qui fonctionne, la Politique Agricole Commune, soit une politique protectionniste.

Je ferai voter une loi sur le Patriotisme Economique qui conditionnera l’aide aux entreprises à leur maintien en France, rendra obligatoire l’étiquetage des produits fabriqués en France, imposera aux administrations d’acheter français et rétablira un système d’actions préférentielles pour les entreprises stratégiques.

De 2002 à 2007, la détérioration de notre balance commerciale a réduit de 0,5% notre croissance annuelle (2% vs 2.5%). Le rééquilibrage de notre commerce extérieur de 2012 à 2017 engendrera une contribution positive de la balance commercial à notre croissance, à hauteur de 0.6% par an, nous permettant de viser une croissance de 3% par an à partir de 2013 avec une croissance de la consommation et des investissements comparable à celle que nous avons eu de 2002 à 2007, comme nous l’avons expliqué dans le chiffrage de notre projet.

Cette croissance supplémentaire génèrera directement un million d’emplois supplémentaires (sans compter l’effet démultiplicateur sur l’économie).

4.2. - Faut-il s’engager vers une croissance «verte» et si oui, comment ?

L’industrie de demain sera écologique ou ne sera pas. L’économie « verte » est donc une condition nécessaire à la réindustrialisation de la France.

Je propose d’actionner trois leviers pour engager notre économie dans cette voie :
- La constitution d’un grand pôle public de l’énergie autour d’EDF-GDF-Suez et de Total. L’Etat définira la politique de ces entreprises dans un souci de reconversion écologique de leurs activités.
- L’incitation prioritaire à la recherche et au développement des technologies propres. Un nouveau Commissariat au Plan identifiera les filières «vertes» à développer et la Caisse des dépôts financera l’émergence de pôles de compétitivité dédiés.
- Le renforcement des incitations fiscales : «livret vert» pour le grand public, bonus/malus CO2, taxe emballages,…).

4.3. - Quels seraient les secteurs prioritaires et les instruments d’une nouvelle politique industrielle ? Quelle place envisagez-vous pour la recherche-développement ?

La réindustrialisation du pays passe avant tout par la sortie de l’euro et par l’instauration d’un protectionnisme intelligent.

La stimulation intensive de l’innovation constituera le troisième pilier de ma politique industrielle. Je recréerai un Commissariat au Plan chargé de définir les filières à développer en priorité (énergies renouvelables, bio- et nanotechnologies,…). Ces filières seront portées par de nouveaux pôles de compétitivité associant secteurs publics et privés, et soutenus financièrement par la Caisse de Dépôts.

Je m’engage par ce biais à atteindre en 2017 l’objectif de 3% du PIB consacrés à la recherche et au développement, ainsi qu’à revaloriser sensiblement la condition des chercheurs, dont on oublie trop souvent qu’ils concoctent l’avenir de la France.

5. Politique sociale
5.1. - Le souci de compétitivité rend-il nécessaire, selon vous, une diminution des dépenses sociales (santé, logement, famille, retraites) ?

Le souci de compétitivité rend avant tout nécessaire la sortie de l’euro, pour faire baisser le taux de change, ainsi que l’instauration d’un protectionnisme intelligent pour rétablir une concurrence loyale.

Les déficits sociaux sont principalement la conséquence aujourd’hui du manque d’activité et du chômage provoqués par l’ouverture anarchique à des importations à bas coûts et à l’euro cher. Le surcroît d’activité généré par l’équilibrage du commerce extérieur permettra également de restaurer l’équilibre des comptes sociaux.

Les dépenses sociales contribuent à la compétitivité de l’économie en ce qu’elles améliorent l’épanouissement et la productivité des travailleurs. Je m’engage toutefois à les rationaliser, par exemple en accroissant l’autonomie budgétaire des hôpitaux, en ne remboursant les nouveaux médicaments que s’ils apportent un progrès thérapeutique et en encadrant strictement la CMU et l’Aide Médicale d’Etat.

5.2. - Le dispositif en place de lutte contre la pauvreté (RSA, PPE,…) vous semble-t-il satisfaisant ? Pensez-vous qu’il faille le renforcer ? L’alléger ?

Des dispositifs tels que le RSA et la PPE vont dans le bon sens : réorienter les chômeurs et les plus pauvres vers l’emploi. Je propose de transformer le RSA en Revenu Minimum d’Activité, obligeant chaque bénéficiaire à travailler une journée par semaine pour la collectivité. J’instaurerai également une exonération totale de charges sociales pendant cinq ans l’embauche d’un chômeur de longue durée.

Mais ces mesures demeurent un pansement sur l’hémorragie de la désindustrialisation, du chômage et des travailleurs pauvres. Seules la sortie de l’euro, l’instauration d’un protectionnisme intelligent et la conduite d’une politique volontariste de stimulation de la recherche et de l’innovation sont en mesure de créer des emplois correctement rémunérés et de vaincre ainsi la pauvreté.

5.3. - Quelles sont selon vous les mesures prioritaires pour améliorer l’efficacité des dépenses sociales (santé, logement, famille, retraites) ?

Santé : Je rationaliserai le système de santé pour ne pas le rationner. J’imposerai par exemple le remboursement de chaque médicament sur la base du prix du générique équivalent ainsi que l’élaboration commune du financement des hôpitaux publics et privés.

Famille : Je préserverai notre dynamisme démographique en augmentant les avantages financiers pour la naissance du deuxième enfant et en pérennisant la carte famille nombreuse. Je propose toutefois de rationnaliser certains dispositifs (quotient familial, allocation de rentrée).

Retraites : Je pérenniserai le système par répartition. Je propose toutefois deux réformes : une totale équité entre salariés du privé et du public, et un système par points permettant à chacun de gérer sa vie active et choisir sa date de départ à la retraite.

6. Emploi et chômage
6.1. - Quelles mesures comptez-vous prendre pour contrer la récente montée du chômage, en particulier du chômage des jeunes, et leur probable persistance durant les années à venir ?

Alors que le PS comme l’UMP ne proposent que de partager un gâteau qui ne cesse de se réduire du fait de la désindustrialisation, je propose de l’agrandir en recréant des emplois en France.

Trois politiques doivent être menées de concert :
- La sortie de l’euro pour stimuler les exportations.
- L’instauration d’un protectionnisme intelligent pour rétablir une concurrence loyale.
- L’investissement massif dans l’innovation et la formation pour sortir la France de son fatalisme.

Pour la jeunesse, je m’engage à instaurer un numerus clausus à l’entrée des filières universitaires dépourvues de débouchés et à imposer des quotas d’élèves modestes dans les meilleures classes préparatoires. La confiance des jeunes dans leur avenir et dans les possibilités qui leur sont ouvertes est la clé de tout.

6.2. - Défendrez-vous des mesures promouvant la flexibilité du marché du travail ?

Je ne suis pas favorable dans l’immédiat à une flexibilisation du marché du travail. Les salariés souffrent beaucoup de la mondialisation et il ne serait pas juste, en l’état actuel des choses, de les sanctionner pour des errements dont ils ne sont pas responsables. En matière de lutte contre le chômage, la sortie de l’euro, l’instauration d’un protectionnisme intelligent et la mise en œuvre d’une politique industrielle et d’innovation volontariste priment.

6.3. - Quelles sont vos priorités en matière d’éducation, de qualification et de formation professionnelle durant votre mandat ?

Il en va de la régénération de la France.

L’Ecole a tout d’abord besoin de moyens. Je garantis 6,7 milliards d’euros supplémentaires pour l'enseignement supérieur et 5,9 milliards pour l'enseignement scolaire, ce qui comprend la création de 30000 postes et une revalorisation du traitement des enseignants.

Mais l’Ecole doit également se recentrer sur ses fondamentaux : transmission des savoirs et autorité. Je propose par exemple d’augmenter de 50% les heures de français, de remplacer les options fantaisistes par des enseignements fondamentaux (mathématiques, histoire,…) et de conditionner le versement des allocations familiales à l’assiduité scolaire.

Je créerai enfin la «sécurité professionnelle», qui garantira à chaque salarié un capital-formation tout au long de sa carrière.

7. Fiscalité
7.1. - Etes-vous en faveur d’un rééquilibrage des charges sociales pesant sur l’emploi vers la fiscalité ? De quelle ampleur devrait-il être ?

L’allègement des charges qui pèsent sur les entreprises, en particulier les TPE-PME, fait partie des mesures que je mettrai en œuvre pour améliorer la compétitivité de notre économie. J’étudierai donc le transfert d’une partie du financement de la Sécurité sociale sur l’impôt, à condition que cela ne pénalise pas le pouvoir d’achat, notamment des ménages modestes.

En outre, j’améliorerai le rendement des cotisations sociales restantes en alignant leur assiette sur celle de la CSG par une intégration des revenus du capital, et en supprimant les niches sociales dont l’efficacité n’est pas démontrée.

7.2 - Quelle réforme fiscale vous paraît-il important d’entreprendre en matière de revenu et de patrimoine ? La fusion CSG-impôt sur le revenu vous paraît-elle une priorité ?

Je propose une fiscalité qui favorise l’emploi, plus juste, où les riches payent davantage et plus simple :
- Nouvelle tranche d’impôt sur le revenu à 50% pour les revenus supérieurs à 300 000 euros par an
- Rapprochement de la fiscalité sur le travail et sur le patrimoine Réduction drastique des niches fiscales et sociales
- Augmentation de la fiscalité sur les stock-options. Toutes les plus-values seront considérées comme des revenus ordinaires et soumises aux cotisations sociales et à l’impôt
- Interdiction des parachutes dorés
- Prélèvement des impôts à la source
- Exclusion de la résidence principale de l’assiette de l’ISF

Je me réjouis que ma proposition d’impôt lié à la nationalité ait inspiré M. Sarkozy, bien que cela risque de déplaire à ses amis du Fouquet’s.

7.3. - Etes-vous en faveur d’une taxe carbone, au niveau national ou européen ? Selon quelles modalités ?

Je suis plutôt favorable à l’instauration d’une taxe carbone au niveau national mais je m’assurerai que cela ne se traduira pas par une nouvelle baisse du pouvoir d’achat des Français. En ce qui concerne le prix de l’essence, je propose par exemple de diminuer la TIPP afin de compenser les effets de la sortie de l’euro sur les prix à la pompe.

En outre, je mettrai en œuvre une fiscalité dissuadant les comportements pollueurs (taxe sur les emballages) et incitant à économiser l’énergie (crédits d’impôt sur les matériaux économes).

Enfin, et surtout, le protectionnisme intelligent que je propose consistera pour partie en une taxe carbone aux frontières. Les produits importés qui ne respecteront par les normes environnementales européennes seront frappés de droits de douane.

8. Mesures et calendrier
8.1. - Quels grands chantiers de réforme comptez-vous ouvrir en matière économique dès la première année de votre présidence ?

Je décris dans mon dernier livre, Le Printemps français, la manière dont j’engagerai le redressement de la France à marche forcée dès mon élection.

Mon gouvernement consacrera les quatre premiers mois du mandat à redonner aux Français leur souveraineté économique :
- Juin : le peuple français se prononcera par référendum sur la sortie de l’euro.
- Juillet : j’entamerai avec nos partenaires européens la renégociation des traités nécessaire à l’instauration d’un protectionnisme social et écologique intelligent.
- Août : je briserai les oligarchies en nationalisant les autoroutes, GDF-Suez et partiellement Total.
- Septembre : je proposerai un budget réduisant certaines dépenses et dynamisant l’économie productive (réduction de moitié de l’IS sur les bénéfices réinvestis en France, etc.).